L’histoire de Li est malheureusement tout à fait commune. Le tremblement de terre du Sichuan est le plus meurtrier de ceux qui ont frappé la Chine depuis 30 ans, et alors qu’il va falloir du temps avant que la poussière disparaisse et que les nombres deviennent plus concrets, le bilan atteint aujourd’hui les 68 500 morts et 360 000 blessés. Cette violente secousse est à inscrire dans une longue série, récemment de nombreuses catastrophes naturelles ont eu lieu dans le Monde, faisant augmenter la fréquence moyenne de leur impact : cette fréquence est aujourd’hui 13 fois plus supérieure a 50 ans auparavant. A l’heure actuelle, le site ReliefWeb.int a recensé 37 catastrophes naturelles pour l’année 2008 dans sa base de données en ligne, et cela sans compter les autres, les catastrophes plus petites qui, non couvertes par des sources médiatiques, répandent silencieusement le chaos dans certaines régions du Monde.
L’augmentation du nombre de ces catastrophes s’accompagne aujourd’hui d’une couverture médiatique en constante progression, contribuant apparemment à une diffusion de tristes informations détaillant les morts et destructions autour de la planète. Cette inondation peut devenir pesante et ainsi dévoiler un manque d’aide général.
Mais cette diffusion d’informations n’est pas si néfaste. Cette augmentation du nombre de catastrophes a rencontré un effort grandissant de la part des organisations qui apportent de l’aide et du soutient, accompagnés de réconfort et d’espoir, à ceux qui sont déplacés, blessés et souffrant. DisasterCenter.com recense plus 30 organisations majeures, venant secourir les victimes de catastrophes naturelles, qui travaillent sans relâche aux quatre coins de la planète. Leur objectif, selon les mots de Rachel Wolff, membre de l’équipe de secours de Vision du Monde, est « d’apporter de l’aide aussi rapidement que possible pour sauver des vies mais également afin de permettre aux survivants de reconstruire leurs vies. »
Il y a de multiples possibilités proposées afin d’intégrer ces organisations. Des organisations telles que Samaritan’s Purse proposent des entraînements afin de mobiliser des volontaires partout dans le monde pour venir en aide aux régions dévastées. Après le terrible séisme du Sichuan qui laissa des milliers de personnes sans accès à l’eau potable, des volontaires de Samaritan’s Purse sont venus et ont installé de nouveaux systèmes d’adduction d’eau dans ces villes. En réponse aux inondations qui se sont répandues en Roumanie en 2007, Operation Blessing International a lancé un programme de soutien en proposant des fournitures scolaires essentielles aux familles, mais également des soupes populaires, des vêtement et des distributions de nourritures, des sources d’eau et des formations professionnelles pour les orphelins.
Alors que l’attention des médias crée des opportunités d’aide pour ces victimes, d’autres régions du Monde souffrent hors de notre champ de vision. Ces endroits, souvent caractérisés comme des situations d’urgences négligées, ne reçoivent pas, pour on ne sait quelles raisons, l’attention des médias qui est portée sur d’autres régions. Selon Rachel Wolff, « La plupart des urgences humanitaires sérieuses qui apparaissent partout dans le Monde est souvent très mal reportée dans la presse. Cela a plusieurs conséquences : si les gens ne sont pas informés de ce qui se produit, ils ne prient pas, ne donnent pas, ils n’en parlent pas à leurs amis, et finalement les choses ne bougent pas. » Dans la plupart de ces régions les pertes vitales considérables sont exacerbées par la pauvreté extrême déjà présente. C’est pour cela que beaucoup d’organisations cherchent à agir de façon préventive en préparant les populations à des catastrophes potentielles.
L’objectif ultime n’est pas simplement de réparer après une catastrophe, mais d’être au sein des populations, de les aider à construire des perspectives de long terme en leurs enseignant des stratégies et en appliquant des mesures à utiliser en cas de désastre, avec l’espoir d’atténuer les effets de cette tragédie et finalement de sauver des vies. « C’est réellement un cycle » nous dit Rachel Wolff. « Quand nous allons dans une population, nous regardons ce dont elle a besoin. Nous parlons aux gens et leurs demandons, ‘Quelles sont vos priorités ?’ Puis, tout au long du chemin il est possible qu’ils se trouvent face à une situation d’urgence, alors nous surmontons cette urgence. Alors que nous nous éloignons graduellement de ces premières semaines ou mois d’aide d’urgence, nous voulons aider les familles à revenir à ce point de départ avant que cette tempête ou ce séisme ne les frappe. Nous leur disons, ‘OK, maintenant que nous sommes sortis de cette situation de crise, continuons à travailler pour vous remettre sur la voie du développement, pour améliorer vos conditions de vie et vous aider à toucher de meilleurs revenus afin de permettre à vos enfants d’aller à l’école.’ »
Prenons par exemple le cyclone Sidr, qui a frappé le Bangladesh pendant 6 jours en Novembre 2007 avec des vents atteignant une vitesse maximum de 260 km/h. Le personnel de Vision du Monde avait déjà travaillé dans cette région pendant plusieurs années, faisant équipe avec le gouvernement afin de construire des abris et éduquer la population. « Nous avons entraîné les gens de façon à ce qu’ils sachent quoi faire, où aller et comment obtenir de l’aide, au moment où les alarmes retentissent, » nous dit Rachel Wolff. « Toutes ces actions réunies ont permis de sauver des milliers de vies lors de cette catastrophe. »
Même si les apports humains et financiers font partie intégrante de cette aide, ces organisations demandent également des prières. Elles reconnaissent qu’il est nécessaire de faire face aux besoins physiques, mais que la prière est la clé qui permettra d’arrêter les souffrances et d’apporter de l’espoir à ces personnes qui en ont le plus besoin.
Après l’incident, les parents de Li Yao la retrouve, miraculeusement indemne, dans les décombres de ce qui quelques instants auparavant a été son école. Comme leur maison a été détruite les Lis quittent les montagnes pour trouver de l’aide, en passant devant des maisons effondrées et des corps le long de la route. Finalement, ils montent dans un camion de secouristes qui les emmène dans un abri temporaire à Shifang avec plus de 1000 autres survivants où plusieurs organisations humanitaires sont présentes pour apporter leur aide.
Grâce aux efforts d’organisations telles que Vision du Monde ou Samaritan’s Purse, de plus en plus d’histoire comme celle de Li Yao ont la chance de connaître une fin heureuse.
Source : Chris Goodson (Relevant Magazine)