Les yeux encore un peu embrumés, je m'arrête à la station Bonne Nouvelle, je souris à ce nom,
c'est comme pour signifier que Dieu m'accompagne déjà. La rue, les codes, les
escaliers, je frappe, on m'ouvre et me voilà dans cette petite pièce, que quelques-uns ont baptisé la
« chambre haute ». Je demande à Dieu d'accompagner la journée de
cette fille qui termine son créneau
horaire alors que je commence le mien, elle fait la même demande
à Dieu pour le temps que je vais passer ici. C'est simple, on n'a pas besoin de
prière de compétition... Je referme doucement la porte derrière elle, et me voilà seule
avec cette présence de Dieu si forte que les mots sortent déjà de ma
bouche !